Edition 2017

LA THEMATIQUE

La  problématique  du   financement  de  la  production  cinématographique   africaine est  récurrente  dans  la majorité des pays africains. En raison de l’insuffisance   sur  le continent des mécanismes de financement locaux et de l’absence d’un véritable marché intérieur bien structuré et fiables pouvant assurer la rentabilité des productions, bon nombre de cinéastes  africains arrivent à produire des œuvres de qualité grâce surtout aux appuis extérieurs du continent.

Le principal obstacle à la constitution d’une économie viable des cinémas d’Afrique est l’insuffisance des réseaux de distribution ou de diffusion très importante pour engendrer des revenus qu’on peut  réinjecter dans le circuit de production.

Le problème permanant de financement des films africains par des fonds africains ne date  pas d’aujourd’hui. Le cinéma  africain depuis  ses débuts dans les années 60-70 à nos  jours  a  eu  du mal à se financer. Les  grands cinéastes africains, tels que Sembène Ousmane, Djibril  Diop  Mambéty, Cheick  umar  Sissoko  ou  Pierre Yaméogo qui  ont  pu réaliser de grands films à leur époque, ont surtout réussi soit grâce exclusivement à une production  du  Nord ou  soit grâce à  des coproductions avec le Nord. Si déjà le cinéma de fiction trouvait et trouve encore des difficultés énormes à se financer, il va sans dire que  le documentaire, surtout  de création, qui est très récent en Afrique subit aussi le même sort.

Face à ce problème de financement des productions audiovisuelles et cinématographique africains, trouver une stratégie de mise en place des fonds de soutien à la création audiovisuelle et cinématographique locaux, sous régionaux et continental, n’est-il pas un défi à relever pour la nouvelle vague des cinéastes africains ?  C’est dans cette optique que le thème « Quels financements pour les cinémas d’Afrique. » a été retenu pour la quatrième édition du  Festival de Films Africains Emergents « EMERGENCE ».

JURY

Dr. Anoumou AMEKUDJI 

Enseignant-Chercheur à l'Université de Kara, Dr. AMEKUDJI est spécialiste des sciences de l’information et de la communication, Journaliste, Littéraire et Critique de cinéma. Dans ses recherches, il réfléchit sur les questions d’ordre médiatique telles que les liens entre littérature et cinéma, l’adaptation des œuvres littéraires au cinéma, l’identité, l’exil et les migrations dans les films et œuvres littéraires francophones d’Afrique, ainsi que le rôle des médias traditionnels et électroniques dans les sociétés africaines contemporaines. Dr. AMEKUDJI est l'initiateur et le rédacteur en chef de CinéAfrique, une rédaction Internet sur le Cinéma, les Littératures, les Cultures et toutes les autres formes d'Art d’Afrique et sa diaspora.

Emerson AYIVOR 

Après des études en Belgique, Emerson Ayivor est rentré à Lomé au Togo pour créer sa société en maintenance industrielle. Passionné du cinéma et de la culture, il créa l’association « Lis pour Jeunes » et le Label « Lis Production » qui a permis la formation du célèbre groupe musical « The Seeds ». Dans ces mêmes objectifs, il met en place une maison de production « JOKER GROUPE », qui aujourd’hui produit des artistes de la chanson togolaise, des émissions télé, radio et des films.

Angéla Aquéréburu 

Productrice et réalisatrice togolaise, Angela Aquéréburu rencontre le réalisateur français Jean-Luc Rabatel avec qui elle crée la maison de production YOBO STUDIOS basée à Lomé au Togo. Très rapidement ils décident de se lancer dans la production de contenus au Togo. Ils ont produit notamment les séries de format courts comme « ZEM » diffusé sur Dailymotion;« PALABRES » ( 30 épisodes de 5min ); « MI TEMPS » (40 épisodes de 3 min), la saison 2 de « ZEM » (50 épisodes de 3min) en 2016. Puis ils se sont lancés sur des projets plus ambitieux comme la série « HOSPITAL IT» (26 épisodes de 26min) qui a remporté le prix de la meilleure série au festival Vues d’Afrique de Montréal et a été sélectionnée dans la catégorie fiction étrangère du festival de fiction de la Rochelle.

 Ayéman Aymar ESSE

Auteur Réalisateur béninois, Ayéman Aymar ESSE est titulaire d’un Master en Réalisation Cinéma et Télé et enseignant depuis 3 ans à L’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel ISMA au Bénin. Il a réalisé plusieurs courts métrages qui ont obtenu des récompenses à divers festivals africains dont Clap Ivoire et le FESPACO. Il est l’auteur réalisateur du Documentaire « OKUTA, La Pierre » qui a également remporté de grands prix à Vue d’Afrique à Montréal, à Toulouse, en Guinée puis à Blitta au Togo. Le jeune Réalisateur s’aventure en 2017 dans la réalisation de séries télévisées avec la réalisation de sa série KUTÔNÙ (Cotonou) 26 épisodes de 26 minutes qui sera bientôt diffusée sur la chaîne À+.

FILMS

 

 

INVITES

Mame Dorine Gueye-Kane

Sénégalaise, a une expérience de plus de 10 ans dans le domaine de l’édition, de la production et de la programmation audiovisuelle. Après des études supérieures en Management de la Vidéo Production à Londres, elle est rentrée au Sénégal en 2007 où elle a travaillé comme responsable de la production successivement à Canal info News ( Première chaîne d’informations Continu) et à la 2STV (première chaîne de télévision privé au Sénégal) avant d’intégrer la TFM avant son lancement en 2010 comme Responsable de la programmation jusqu’en juin 2014 où elle rejoint la chaîne panafricaine A+, chaîne du groupe CANAL+ comme responsable éditoriale et programmation.

Michel Mutombo-Cartier

Diplômé de l’institut supérieur de marketing du luxe (MBA en Marketing de Luxe) il s’est très vite tourné vers le monde de la télévision. Avec plus de 20 ans de carrière dans l’écriture et la production de programmes de divertissements Michel Mutombo-Cartier s’est forgé une forte expérience reconnue en France (Air production au côté de Nagui, Rédacteur en chef auprès de Christophe Dechavanne, directeur de casting sur Koh Lanta…) et en Afrique (Miss Vodacom, Castel Live Opéra, Primuzik…). Il rejoint le groupe CANAL+ en mai 2014 en tant de Directeur des productions pour la chaîne A+.

Alain Dougnaglo

Il se défini comme un patriote africain. Né à Dakar de parents togolais, Alain est installé en Angleterre depuis plusieurs années après y avoir complété ses études universitaires. Homme d’Affaire, il s’intéresse aux problèmes de développement et d’écologie. Passionné de cinéma africain, quand le temps lui permet il fait les festivals comme le FESPACO et cette année il participe au festival de films « EMERGENCE ».

NUIT DE LA SERIE AFRICAINE

PALMARES